lundi 5 avril 2010

Le plus mauvais groupe du monde

Est-ce un signe ?

Démarrer mon blog par cet ouvrage dédié au "pior banda do mundo", "le plus mauvais groupe du monde", une bande dessinée de Jose Carlos Fernandes,auteur portugais né en 1964, pourrait être le fait du hasard puisque c'est le dernier livre que j'ai lu... Et pourtant...

L'ouvrage est composé de deux parties : "le kiosque de l'utopie" et "le musée national de l'accessoire et de l'insignifiant"... Titres bizarres comme le sont ces 60 histoires qui mettent en scène des antihéros entre deux âges aux visages blêmes et aux noms à consonances germano-latines...

Petit à petit, on entre dans l'univers de l'auteur, un univers plus structuré qu'il n'en a l'air et qui esquisse une vision du monde assez mélancolique comme ces années cinquante revisitées qui servent de décor aux histoires.... Les pages sont sépias de bout en bout et jouent une esthétique de la modernité, devenue aujourd'hui, désuète.

Les personnages sont tous des losers gentils comme Siméon Lichtenstein qui souffre "d'irréalité chronique" et se demande quand celui qui le rêve se réveillera...

Ce livre est un éloge des petits gestes qui meublent notre petite vie et un baume pour ceux qui s'évertuent à trouver du sens ou de l'ordre dans un monde qui "par une inclination particulière", tend au chaos : '"Le triomphe de l'entropie".

"Badin, opiniâtre, philosophe, méticuleux, obsessionnel, interloqué, sceptique, gauche, scrupuleux : quel que soit le caractère de chacun de ces personnages, tous s’efforcent de trouver leur voie dans le dédale de la ville (et de la vie)", explique Kambourakis, éditeur de cet ouvrage.


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